Prix de l'excellence marketing

lundi 24 mars 2014


Deuxième édition des Prix de l’excellence marketing

 – A vos candidatures !
Vous vous êtes lancé dans une démarche marketing innovante, avez pris des risques pour le lancement d’un nouveau produit ou service ? Vous pensez être parvenu à bousculer les modèles établis, à faire évoluer les codes du marché ? Vous avez développé un nouveau regard sur les consommateurs ? Vous pouvez par conséquent prétendre à l’un des Prix de l’excellence marketing, alors déposez vite votre candidature. Date butoir le 12 mai 2014.
Le dossier est facile à mettre en oeuvre (6 diapos) et il vous permet de candidater pour chacun des prix, y compris pour le Grand Prix PME ou le grand Prix de l’excellence marketing si vous répondez aux critères.
Voici les 5 catégories :
- Le Grand Prix de l’excellence marketing  remis par un Jury composé de 12 personnalités du monde du marketing et de la communication lors de la soutenance du 13 juin.
- Le Prix des blogueurs désigné votre collège de blogueurs
- Le Prix de l’efficacité marketing désigné par les présidents et animateurs des clubs nationaux et régionaux de l’Adetem ainsi que les membres du Comité d’éthique de l’Adetem
- Le Prix de l’innovation marketing résultat des votes en ligne des 1500 membres de l’Adetem
- Le Grand prix start-up PME désigné par un collège spécial PME
Si vous être le premier à poser votre candidature en vous recommandant de ce blog, vous bénéficiez de 50% de remise sur vos frais de dossier (soit 25 € HT au lieu de 50 € HT pour les membres, 60 € HT au lieu de 120 € HT pour les non-membres).
Découvrez tous les détails sur les Prix et le dossier de candidature ici
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vendredi 31 janvier 2014

Qui manipule qui ?

Entre communication, information, opinion et propagande, j'avoue que le prisme médiatique en prend encore un coup… 
Laissez-moi vous raconter une petite histoire.
C'est aujourd'hui un coup de gueule que je veux faire partager. Un journaliste de France 3 me contacte de la part de la semaine du son. Je lui propose de lui parler d'écologie sonore. C'est-à-dire comment, il est possible de développer un paysage sonore respectueux du bien être de l'individu. Le gars est Ok. Je contacte Nature et Découvertes qui est ok aussi sous cet angle.
Le lundi suivant, je regarde le 19h/20h de France 3 où est diffusé le sujet et là surprise !!! il passe un extrait où je parlais d'une…cave à vins. le Journaliste qui m'interviewe sort un bout de la phrase de son contexte., je cite "Là, le cerveau par corrélation en écoutant de la musique classique associe celle-ci à culture et raffinement, ce qui influence la perception du produit…" Il réutilise des arguments généraux dont je lui parle pour, sous l'angle de la manipulation, viser Natures et Découvertes qui pourtant fait exactement l'inverse !
Sans prévenir il décide de faire son reportage sous cet angle  "tarte à la crème". Il tronque mon discours sans rien me demander pour choisir quelque chose de plus "sensationnel" mais qui au bout du compte ne raconte rien de plus que ce qui toujours été dit. Je trouve cela médiocre. Quand on pense que l'image permet des manipulations que le son ne permet pas, je rigole bien fort (mais jaune aussi).

Cela m'amène une réflexion. Les marketeurs, leur boulot c'est de faire vendre. Mais eux au moins, ils le font dans un principe acquis de consumérisme. Mais ce journaliste représente les médias et cela est beaucoup plus grave. Je m'attendais à mieux de la part d'un service au public.

Une bonne leçon que je n'oublierais pas de sitôt.

A bon entendeur, 
Olivier Covo. Lire la suite...


Sound Responsible…


ACT Responsible s'associe à Brandy Sound pour l'opération "Sound Responsible", afin de mettre en lumière, et en musique, des causes sociales et environnementales qui nous concernent tous. L'univers sonore d'une marque est incontournable en communication, mais quid des grandes causes, des grands enjeux? Pourquoi ne pas leur offrir un son? "Quand Brandy Sound nous a proposé de mettre son expertise au service de la responsabilité sociale et environnementale, nous y avons vu une véritable opportunité d’unir une grande cause à un son. Notre mission est d'inspirer à travers nos collections de campagnes internationales. Ici, c'est le son qui vient inspirer nos sélections" dit Isa Kurata, co-fondatrice de ACT Responsible. L'opération, lancée à l'occasion de la 11ème Semaine du Son du 27 janvier au 9 Février en France, Suisse et Belgique, se prolongera par des rendez-vous trimestriels qui viendront enchanter nos oreilles parce que les grandes causes peuvent elles aussi faire du bruit!
Pour Brandy Sound, "Sound Responsible" résonne comme l'écho d'un véritable enjeu de société. "Il y a un vrai sujet que nous développons avec Sound Value sur la qualité sonore, que ce soit en termes d'infrastructure, de scénarisation mais aussi de contenu. Les marques sont aux prémices de ce nouvel engagement et c'est un vecteur de préférence" dit Jean-Michel Lecler co-fondateur de Brandy Sound. L'écologie sonore est une discipline qui a été développée par Murray Schafer dans le fameux "Soundscape, The tuning of the world". Cette discipline fait l'objet d'un travail spécifique sur le monde des entreprises, marques et distributeurs pour mieux comprendre comment les accompagner pour développer un modèle de paysage sonore qui soit respectueux du bien être et de la santé des individus. Le son comme la musique sont des moyens de sentir et ressentir mais aussi de guérir et de faire du bien. Dans une société en perte de repères, le consommateur est en quête de sens. Pour voir et écouter : c'est sur le site de Brandy Sound : ici
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Red Bull - Macif : Même Combat ?

Il y a deux typologies de marques. Celles qui ont des produits engageants sur le plan consumériste comme Red Bull et ont créé un écosystème culturel fondé sur de l’entertainment. Et celles qui ont des produits engageants d'un point de vue sociétal. Il n’y en a pas (encore) beaucoup qui ont les deux…


Beaucoup disent que développer une « Brand Culture », c’est développer un écosystème culturel puissant où la marque devient agent, puis leader Culturel pour devenir une marque média. Disons plutôt Marque Auteur… Concernant Red Bull, les choses sont assez simples au bout du compte. On a une boisson énergisante qui touche naturellement des communautés liées aux sports et aux sports extrêmes. Mais sur ces communautés, on ne vend pas beaucoup de bouteilles. C’est très segmentant. Alors, quel est le meilleur moyen de fédérer des publics au-delà de la communauté ? La musique bien sûr ! Montre-moi ta musique et je dirai qui tu es. On produit cette musique comme une major du disque – production maison, ça va de soi - avec des contenus de qualité… Et on crée une académie musicale – la « Red Bull Music Academy » – et le tour est joué ?

La suite ici dans Influencia
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La semaine du son m'a convié pour une interview sur le marketing sonore des espaces commerciaux. Je dirais plutôt les paysages sonores très pollués et saturés que nous subissons les oreilles grandes ouvertes et qui n'ont pas toujours les effets escomptés sur nos amis consommateurs. Un petit tour de l'embouteillage sonore de ces lieux qui ont beaucoup à faire pour scénariser une relation client vertueuse respectueuse de notre bien être. Un petit bout d'écologie sonore pour nous faire du bien dans un monde saturé d'images et de sons. Pour écouter, c'est ici

Bonne écoute ! Lire la suite...

jeudi 19 décembre 2013


La Kora et le torrent.

Connaissez-vous cet instrument que les griots jouent avec dextérité pour raconter l’histoire des ancêtres. Les premiers peuples révélés ?

Ce sont un peu les bardes de la société orale. Louangeurs ou généalogistes. Un peu nos troubadours. Ils nous font partager avec ardeur et bienveillance les histoires du temps qui passe et qui révèlent les anciens aux oreilles des jeunes apprentis de la vie. Ils font couler l’eau du temps dans la rivière de la vie emplie de spiritualité.

De temps en temps ces rivières en crue deviennent des torrents où la conquête devient une croisade qui se veut convertir toutes les âmes aux religions qui elles nous imposent une vision du monde qui n’est partagée que par ceux qui ont la foi.

La Kora nous raconte depuis le bois sacré où le placenta de l’enfant fait pousser un arbre, où les ancêtres protègent leurs descendances du sang qui coule dans nos veines comme le torrent  de la vie qui de temps en temps nous échappe.

De l’animisme où chacun voit un esprit dans toute chose vivante, la Kora et bien d’autres instruments sont les supports d’une spiritualité toute ancienne qui nous traverse comme un long fleuve tranquille.

Le torrent de la vie s’écoule dans nos veines et parfois nous échappe pour nous faire partager toute la violence de celle-ci dans un cri sans âme.

Je ne souhaite qu'une seule chose c'est de ne pas inverser le K et le T du titre de ce texte.

Je vous invite à écouter ce morceau de l’un des griots qui vit à Saint-Louis où j’ai vécu et ainsi vous faire partager un moment en suspension dans l’éternité de la vie.

Lien : ici

Belles et douces fêtes.

Olivier Covo.

PS : Il y a une publicité au début du film mais insistez, cela en vaut la peine.
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mardi 12 novembre 2013

Bonjour,
Je vous propose de lire cet article dans Libération sur l'approche culturelle de la marque média Red Bull. Un papier qui dit le pourquoi du comment avec quelques questions auxquelles j'ai répondu avec d'autres et avec grand plaisir. C'est ici Lire la suite...

mercredi 3 avril 2013

Inspirations (publicitaires aussi)…

La dernière étude que nous avons mené dans le cadre de l'observatoire du son avec le Syndicat National pour la Télévision (SNPTV) nous a permis d'explorer le son et la musique dans la société et dans publicité. Ya-t-il des tendances de fond ? Quelles sont les paysages sonores qui se dessinent en ce moment ?
Tout d'abord, on peut dire que les choix opérés par le secteur de la communication c'est-à-dire les créatifs d'agences ne sont pas les mêmes que ceux opérés par les maisons de disques qui sont dans une logique plus mainstream. Ensuite, on ne peut plus parler de tendance de fond - la musique a souvent été une oreille attentive de la société ou le marqueur d'un mouvement de contestation (Par exemple, le jazz comme musique de combat dans un contexte de ségrégation raciale, le rock…) - mais de tendance de forme. Je met tout de même (un peu) de côté les musiques urbaines notamment le slam et le Rap qui restent encore des bastions de la contestation. Mais très peu exploités dans les publicités. En effet, l'émergence de styles musicaux sont souvent liés à des choix de marketeur ou des phénomènes de mode, par essence éphémères. Je pense, par exemple aux web "popup"type gangnam Style ou Carly Rae Jepsen avec Call me mayb
 . Les cycles sont de plus en plus courts car chaque individu surexposés à des informations de toutes natures a besoin sans cesse d'être stimulé.  Nous avons aussi les différents revival 60's, 70's, 80's, bientôt 90's ? que l'on retrouve, par exemple dans la cosmétique/parfums…Rien ne se crée, tout se transforme comme dirait un chimiste bien connu. Cependant le style électro, aujourd'hui, rend bien compte d'un phénomène transversal où l'on est passé d'innovations de ruptures (L'industrialisation pour les symphonies mécaniques dans le première moitiés du 20ème siècle, l'arrivée de l'informatique dans les foyers qui a donné naissance aux musiques électroniques fin du 20ème) a un grand métissage. La création aujourd'hui est un grand mix mondialisé où tout se mélange et où l'innovation de métissage est de mise (Pop électro, par exemple). Que se passe-til dans la publicité ? Depuis 2010, on voit se propager des signaux plus ou moins forts qui, à mon sens, vont se densifier. Moins de paroles, plus de musique. Une prépondérance de la musique harmonique (émotionnelle) ou marquée par un genre (segmentant). Mais aussi des choix homogènes dans les types de musiques exploitées produisant des associations expérientielles fortes. Par exemple pour les musiques, sur l'année 2012, très émotionnelles, comme CNP, BforBank, Chanel, Perrier, Macif, Office de tourisme du Maroc…Attention à la cohérence entre la musique de la marque et son positionnement car cela a un impact direct sur l'adhésion. ou des musiques développant de la "Joie", par exemple, Auchan, Afflelou, Dim, Loto… On voit bien que ces exploitations viennent en contrepoint de l'ambiance actuelle plutôt morose pour la Joie. Mais surtout que les marques cherchent à créer des relations émotionnelles avec leurs publics pour, au bout du compte, créer de la préférence dans un secteur où la relation devenue très concurrentielle demande des expériences et des émotions sans cesse renouvelées et densifiées. Il reste toujours la volonté de se sentir jeune car on est une marque qui a besoin de fédérer ce public, se rajeunir ou tout simplement parce que l'on est une marque de l'innovation (Crédit Agricole, Dior Eau Sauvage, Google, Babybel…). A suivre. Lire la suite...

vendredi 29 mars 2013

Bonjour à tous,

A la veille de ses 60 ans, l’Adetem, l'association des professionnels du marketing en France, a décidé de récompenser pour la première fois l’excellence marketing à travers 5 prix dont un Prix remis par un collège de blogueurs marketing (dont je fais partie). 

Les candidats devront déposer leurs dossiers avant le 30 mai 2013. Ils seront étudiés par 5 collèges électeurs, y compris un jury prestigieux de 12 personnalités du marketing présidé par Grégoire Champetier, directeur général marketing d’Accor.

Les Prix seront remis le 4 juillet 2013 lors de la 8e Nuit du Marketing.


5 Prix seront remis par 5 collèges électeurs
> Le Grand Prix remis par un Jury composé de 15 personnalités du monde du marketing et de la communication
> Le Prix des blogueurs désigné par le collège des blogueurs
> Le Prix de l’efficacité marketing désigné par les présidents et animateurs des clubs nationaux et régionaux de l’Adetem ainsi que les membres du Comité d’éthique de l’Adetem
> Le Coup de coeur, résultat des votes en ligne des 1500 membres de l’Adetem
> Le Grand prix PME désigné par un collège spécial PME


Je vous conseille de déposer au plus vite votre candidature. Le dossier est très simple (6 slides) et il vous permet de candidater pour chacun des prix, y compris pour le Grand Prix PME si vous répondez aux critères.
Mieux, si vous être le premier annonceur ou la première agence à poser votre candidature en vous recommandant de mon blog, vous serez dispensé des frais de dossier.

Vous trouverez tous les détails sur les Prix et le dossier de candidature ici : http://nuitdumarketing.adetem.org/

Bonne chance !
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La voix des émotions

jeudi 14 février 2013

La voix est un instrument de musique derrière lequel on ne peut cacher ses émotions. La corde vocale transmet nos intentions depuis la nuit des temps. Dans l’histoire de l’humanité, la voix est le plus vieux medium d’expression. Alors que le langage n’existait pas encore, les hommes des temps anciens transmettaient des intentions via leurs cordes vocales. dans l’histoire du marketing, scandées par les crieurs au 13ième siècle, les marques avaient déjà leur voix. Formidable vecteur d’émotion mais également d’image, la voix est aujourd’hui utilisée dans la majorité des publicités radio et télévisées. La voix est l’instrument de musique le plus riche et le plus complexe. Le son produit par l’air sortant a des caractéristiques musicologiques (ligne mélodique), physiques (registre intensité, timbre, rythme, variations), culturelles (familiarité, originalité, complexité, significations) et contextuelles (personne, média, message). Les effets de ce porte-parole peuvent être à double tranchant : si elle est plus poignante que d’autres stimuli sonores, la voix peut aussi être plus irritante et lassante.
Quelle est la corde de l’émotion ? Mon institut d’études et de recherche (Sound Value) a décrypté les différentes caractéristiques vocales et leurs impacts émotionnels sur le public. Dans le cadre de ce premier volet de l’observatoire du son sound value en partenariat avec le SNPTV, étude menée auprès de 521 panélistes, nous avons testé et décrypté ces caractéristiques auprès de 12 voix toutes différentes. voix graves, voix aiguës, féminines, masculines, régulières, lentes ou rapides, rythmées ou monocordes, chantées ou parlées, pérennes (Jingle, slogan de marque) ou ponctuelles, des personnages connus ou inconnus, faisant de la publicité ou pas…nous avons aussi évalué l’importance de la gestion de la respiration et du silence : toutes ces caractéristiques vocales influencent les émotions. 


Nous préférons les voix graves, surtout les femmes ! Les voix aiguës sont moins appréciées. En particulier, l’incohérence entre les valeurs culturelles masculines et la voix d’un homme aiguë. Cette étude montre très clairement que les voix graves sont préférées quelle que soit la qualité du répondant. on remarque cependant un taux de préférence plus élevé, notamment dans les évocations transmises, dans la population féminine. Les voix basses sont des voix de terre qui représentent un ancrage plus fort au sol comme les racines d’un arbre et véhicule solidité, force et stabilité. Une voix grave porte plus loin. A l’université de Hamilton au Canada, un même candidat dont la voix avait été modifiée pour la rendre plus grave et profonde recueillait plus d’intentions de votes ! Nous ne sommes pas tous égaux devant la voix… 

Nos résultats montrent que les seniors ont un besoin en stimulation (excitation, éveil) plus faible que les jeunes et tolèrent moins les voix de femme aiguës, très stimulantes. Les jeunes préfèrent les voix peu utilisées dans un cadre marketing. ils se sentent moins manipulés. Les voix plus aiguës, même si elles ne sont pas préférées, proposent une évocation de modernité alors que les voix graves sont plus charismatiques et émotionnelles. La notoriété d’une voix joue sur la reconnaissance mais est plus saturée (trop entendue). La saturation sonore peut alors amener à un phénomène de rejet. Une voix perçue comme cohérente a pour conséquence une forte adhésion qui se transfère à la marque. 

Dans un contexte de multiplication des points de contact et de forte répétition media, les consommateurs sont devenus plus sensibles aux stimuli sonores et notamment à la voix. La saturation sonore (phénomène de « trop entendu ») est en progression. Nous sommes plus sensibles à tout ce qui développe de la surexpositon au message. Dans un espace publicitaire où la diction est plus rapide, où il y a très peu de temps de silence, la voix peut devenir vecteur de saturation. Comme le dit Miles Davis, « la musique ce sont des notes autour du silence ». La gestion du silence dans la voix est un enjeu. Le silence crée une tension propice aux émotions. Et si le nouvel enjeu de la communication vocale était… la gestion du silence ? A suivre Lire la suite...