Design-moi un son : Produit invisible - Perception sensible
vendredi 27 avril 2012
Le paysage sonore des nouvelles technologies marqué par Intel traduit bien cette idée. Intel donne la puissance à chaque ordinateur, chaque produit électronique, de proposer une expérience unique mais on ne la voit jamais. Marquer cette absence par un signal sonore a contribué à dessiner une empreinte dans ce paysage. Design-moi un son décrypte ce petit voyage dans les sons du secteur. Cliquez ici
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Paysages sonores
Le métier de Designer est très inspirant. Il permet d'allier l'esthétique et la fonction mais aussi, confronté à l'usage, marquer une expérience. Le design libère l'innovation car il porte en lui l'inventivité humaine servi par la maîtrise technologique.
pour la petite histoire, j'ai mis cette toile "Paysages sonores" de Kandinsky car je pense que comme Barthes, c'est un passeur qui a contribué à la pédagogie et à la normalisation des signes. La sémiologie est aussi une pratique de l'écosystème sonore !
Lorsque j'était chez Apple, le terme de "User Experience" était central dans la relation de l'homme à la machine, le Macintosh, en l'occurence avec le "bureau" pour terrain de jeu. Dans cet environnement, le son est déjà un vecteur de sens. Il remplit un rôle fonctionnel de localisation et de repère dans l'espace tout en marquant l'action et l'expérience. L'ensemble des sons utilisés fondent une véritable grammaire qui, si on la projette dans un environnement complet, doit aussi servir la construction symbolique de ce nouvel espace.
Voici une courte introduction de cette notion comme développée dans Wikipédia : "Un paysage sonore est un son, ou une combinaison de sons, qui se forme ou qui apparaît dans un environnement immersif. L’écologie acoustique est l’étude des paysages sonores. La notion de paysage sonore renvoie aussi bien à un environnement sonore naturel composé de sons tels que des bruits d’animaux, ou ceux du vent et de la pluie par exemple, qu’à ceux créés par l’homme à travers la création musicale, le design sonore et les activités de la vie quotidienne comme une conversation, la réalisation d’un ouvrage ou l’utilisation d’engins mécaniques industriels. La pollution sonore résulte du bouleversement de ces environnements sonores."
R. Murray Schafer, compositeur et écologiste canadien qui a inventé ce terme de "Soundscape" et j'invite toute personne qui a un intérêt ou une passion pour le design sonore à lire son livre qui fait référence sur le sujet. Vendu à la FNAC, par exemple, ici. Dans ce livre, il dit que : "Une fois qu’un marqueur sonore a été identifié, il doit être protégé, car les marqueurs sonores forment l’identité acoustique d'une communauté."
Il est frappant d'écouter le monde comme un paysage sonore. Je vous écris depuis le bocage normand où le silence de ce paysage sonore rural est frappant lorsque je le compare à celui du paysage sonore urbain parisien. C'est un repos pour les oreilles en terme de saturation.
Et sur ce sujet, il y a un gros travail à faire sur le paysage sonore des marques.
A suivre… Lire la suite...
pour la petite histoire, j'ai mis cette toile "Paysages sonores" de Kandinsky car je pense que comme Barthes, c'est un passeur qui a contribué à la pédagogie et à la normalisation des signes. La sémiologie est aussi une pratique de l'écosystème sonore !
Lorsque j'était chez Apple, le terme de "User Experience" était central dans la relation de l'homme à la machine, le Macintosh, en l'occurence avec le "bureau" pour terrain de jeu. Dans cet environnement, le son est déjà un vecteur de sens. Il remplit un rôle fonctionnel de localisation et de repère dans l'espace tout en marquant l'action et l'expérience. L'ensemble des sons utilisés fondent une véritable grammaire qui, si on la projette dans un environnement complet, doit aussi servir la construction symbolique de ce nouvel espace.
Voici une courte introduction de cette notion comme développée dans Wikipédia : "Un paysage sonore est un son, ou une combinaison de sons, qui se forme ou qui apparaît dans un environnement immersif. L’écologie acoustique est l’étude des paysages sonores. La notion de paysage sonore renvoie aussi bien à un environnement sonore naturel composé de sons tels que des bruits d’animaux, ou ceux du vent et de la pluie par exemple, qu’à ceux créés par l’homme à travers la création musicale, le design sonore et les activités de la vie quotidienne comme une conversation, la réalisation d’un ouvrage ou l’utilisation d’engins mécaniques industriels. La pollution sonore résulte du bouleversement de ces environnements sonores."
R. Murray Schafer, compositeur et écologiste canadien qui a inventé ce terme de "Soundscape" et j'invite toute personne qui a un intérêt ou une passion pour le design sonore à lire son livre qui fait référence sur le sujet. Vendu à la FNAC, par exemple, ici. Dans ce livre, il dit que : "Une fois qu’un marqueur sonore a été identifié, il doit être protégé, car les marqueurs sonores forment l’identité acoustique d'une communauté."
Il est frappant d'écouter le monde comme un paysage sonore. Je vous écris depuis le bocage normand où le silence de ce paysage sonore rural est frappant lorsque je le compare à celui du paysage sonore urbain parisien. C'est un repos pour les oreilles en terme de saturation.
Et sur ce sujet, il y a un gros travail à faire sur le paysage sonore des marques.
A suivre… Lire la suite...
Sound Value analyse les cordes vocales des présidentiables
Une étude menée en mars 2012 sur le timbre de la voix aux Etats-Unis dans les universités de Miami et de Durham par des biologistes et chercheurs en science politique démontre que, quel que soit le groupe (segmenté par sexe), on vote plus pour une voix grave…Les femmes préfèrent les hommes qui ont des voix graves. Les basses s'entendent de loin et sont perçues comme plus rassurantes.On le sait, la voix transporte des intentions et des émotions. En avril 2012, Sound Value a analysé les cordes vocales des présidentiables. Des résultats intéressants car ils sont significatifs du point de vue de la maîtrise de l’image d’un certain nombre de points qu’il est intéressant de partager.
Ce travail scientifique prouve que la cohérence du message « émotionnel » porté par la voix est fortement liée à l’agrément au candidat. Ont été testées, l’agrément, la reconnaissance, la saturation et la force du message sur la base d’un même échantillon : le discours d’entrée en campagne.
Comme les marques, dans un contexte où la relation est concurrentielle, l’homme politique cherche à créer de la préférence auprès des Français. Et sa voix est un élément de conviction et de préférence. Elle produit une image sonore qui est à mettre en cohérence (ou pas) avec son image politique.
Par exemple, celle de Nicolas Sarkozy module à l’envie. C’est lui qui est perçu par le panel comme le plus maîtrisé. Avez-vous vu le candidat-président en meeting, sa manière de moduler ses intentions entre conviction, enthousiasme, empathie, indignation et de temps en temps autorité ? Une vraie capacité à maîtriser qu’il a montrée au Grand Journal de Canal + où il a exploité la corde sensible de sa corde vocale avec maestria.
Cependant la totale maîtrise fonctionne bien sans référentiel de bilan. Car effectivement, quand il n’y a pas de faille dans cette image maîtrisée, il n’y a pas de problème d’incohérence entre l’image sonore et l’image du présidentiable. Cela a bien fonctionné lors des élections de 2007. Mais cela marche beaucoup moins bien lorsque l’image est confrontée au bilan.
La cohérence du message est un vecteur d’adhésion/d’agrément
La voix de François Hollande est perçue par les répondants comme exprimant force et robustesse, on a un vrai travail de compensation de l’image politico-médiatique qui positionnait ce candidat comme mou. Cette technique du contrepoint est intéressante car elle permet de compenser par la corde vocale, par une image sonore, une image perçue. Mais il est très important de bien tenir cette intention de la corde vocale dans la durée. Sinon, l’effet induit sera le doute sur l’endurance de François Hollande. Aura-t-il l’énergie et le sens du combat dans la durée ?
Si Eva Joly a une corde vocale considérée comme émotionnelle, on peut dire que celle-ci n’est pas vraiment en phase avec son image de présidentiable qui est perçue comme autoritaire. Peu d’agrément, car peu de cohérence entre l’image perçue et l’image sonore. Peut-être la candidate devrait-elle plus s’appuyer sur ce qu’elle est vraiment. En tout cas, sur ce que traduit sa voix.
La voix de Philippe Poutou, qui est perçue comme la plus douce et la plus chaleureuse et associée à la force, la jeunesse et la légèreté, détonne dans ce paysage sonore politique. Elle est en cohérence avec l’image de l’homme. Mais pas avec celle prônée par les idées du combat qu’il défend. Ce n’est pas, par conséquent, un critère d’efficacité.
Dans ce baromètre, le palmarès est le suivant:
- Voix les plus reconnues : Nicolas Sarkozy et de Marine Le Pen puis François Hollande
- Voix les plus appréciées : Philippe Poutou et Nicolas Dupont Aignant
- Voix produisant la plus faible saturation : Philippe Poutou et Jacques Cheminade
François Hollande et Nicolas Sarkozy sont les grands gagnants en ce qui concerne l’efficacité de leur communication sonore mais attention au phénomène de saturation grandissant.
La musique des mots est tout aussi importante que les mots eux-mêmes.
Mais, n’oublions jamais qu’une voix peut toujours trahir un sentiment profond. Si ce sentiment est en opposition à l’image perçue du candidat, cette voix devient un vecteur d’incohérence qui nuit à l’adhésion.
Sound Value a été repris dans le JT de M6
Et pour ceux que cela intéresse, j'interviens dans la matinale de Radio Classique le 2 mai à 8h20.
Sound Value a été repris dans le JT de M6
Et pour ceux que cela intéresse, j'interviens dans la matinale de Radio Classique le 2 mai à 8h20.
A suivre...
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Sound Value : L'efficacité de la communication sonore
Développer les critères d'efficacité et de la communication sonore est devenue une impérieuse nécessité. Beaucoup trop de surexposition aux messages et aux médias sonores ont pour conséquence un niveau de saturation dont certaines marques n'ont pas consciences. La saturation, c'est de la notoriété mais en négatif ! Il y a plein de façons d'y remédier sans avoir à jouer sur la répétition média. Sound Value © est une nouvelle entité dédiée à ce sujet. Par conséquent, l'identité sonore et le design musical va voir ses pratiques se professionnaliser car jusqu'ici, on n'avait que peu de moyen pour juger de l'efficacité d'une identité sonore. En effet, il n'y a pas de prix pour l'efficacité de la communication sonore en particulier. Les prix existants n'évaluent en dominante que l'exécution créative. L'efficacité se faisant sur des critères pour le moins empiriques. Le son comme la musique ont toujours servi l'image en l'illustrant mais on sait aussi que ceux-ci contribuent beaucoup à la construction de l'image de marque. Le son en tant que signe contribue au capital de marque. Je nomme d'ailleurs cette contribution le capital sonore de la marque qui se construit par les faits et gestes sonores de la marque. Dans ce contexte - ma société Brandy Sound travaille depuis plusieurs années sur un modèle d'identification des clefs qui permettent d'évaluer ce capital sonore. C'est aujourd'hui chose faîte ! Soutenu par son doctorat, nous avons avec Alice Zoghaib, développé un modèle - Sound Value © - qui a été lancé le 14 février 2012 dans le cadre du Palmarès d'Ipsos puis validé par l'IREP où nous avons animé une conférence sur l'efficacité de la création sonore et musicale. Ce modèle d'évaluation permet à chaque annonceur de calculer son retour sur investissement sonore mais aussi d'évaluer l'impact de sa communication sonore en termes de cohérence et d'intensité du message, d'agrément, de reconnaissance et de saturation. Dans ce cadre, nous avons lancé un baromètre des identités sonores dont je vous ferais partager les informations importantes au fil des résultats. Pour en savoir plus, sur la première vague, il vous suffit de regarder sur le magazine Stratégies ici. Chose très intéressante, on remarque qu'il y a un lien très fort entre Reconnaissance et Saturation. Et qu'une marque dont le message sonore n'est pas perçu comme cohérent à pour corollaire un déficit d'agrément. Cela permet aussi d'évaluer les associations produites par le son ou la musique en termes qualitatifs et de cohérence. A suivre de près ! …
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le chant du signe
mardi 22 novembre 2011
On a tous des idées toutes faites dans la tête. La question que je pose aujourd'hui est est-ce que le beau peut tuer le sens. La beauté est éphémère. Que ce soit dans son état ou dans ses représentations. Tout d'abord parce que toutes choses vieillissent. Mais aussi parce que nous nous lassons tous. L'ennui est un élément propre à la durée comme la saturation l'est certainement à la répétition. C'est sous cet angle que j'aimerais aborder la dimension de sens du langage qu'il soit verbal, visuel et plus particulièrement sonore. Quoi de plus ennuyeux que quelqu'un qui radote ou répète toujours la même chose. Je pense que le phénomène de la répétition à toujours été lié à l'apprentissage. C'est la pédagogie dominante pour enseigner à un enfant. La répétition pour que cela rentre dans la tête. Dans la mémoire. Lorsque l'on vieillit, on se répète des choses que l'on utilise pour se souvenir de ce que l'on à vécu au présent comme au passé. Pour continuer à donner du sens à sa vie.
On utilise d'ailleurs ce système dans la communication en le nommant répétition média. Et avec la multiplication des points de contacts, on s'est mis à beaucoup répéter. D'où l'effet de saturation. Alors comment répéter utile ? Il y a des techniques de communication comme l'IMC (Integrated Marketing Communication) où l'on va analyser tous les points de contacts consommateurs et proposer d'assurer l'intégrité du positionnement, du message, de l'idée dans un principe de continuum et de cohérence. Cependant le média à un sens “direction” mais il est aussi signifiant. Il peut même être dominant ou récessif suivant l'émetteur et le secteur d'activité. Par exemple dans le secteur assurance, c’est le téléphone qui est dominant au plan audio. C'est une première piste mais il y en a d'autres.
Ensuite, on peut dire la même chose mais pas de la même manière. Piste intéressante mais qui n'assure pas toujours la cohérence car la place donnée à l'exécution peut prendre le dessus sur la nature et le fond du message.
C'est là que le travail du design devient fondamental. C'est le moyen unique pour une marque d'être un vecteur de signe et de sens. Si ce n'est pas le cas alors la forme peut l'emporter sur le fond. Et la forme, ce n'est pas toujours le fond qui remonte à la surface...
Une belle exécution peut, au fil du temps, être déchargée de tout son sens sans que qui que ce soit ne s'en rende compte ou ne désire s'en rendre compte. Et là on aura des conséquences néfastes en terme de préférence de marque. Je vous laisse chercher. Regardez, écoutez. Il en existe plein d'exemple actuellement sur le marché...
Mettre le design au centre permet de remettre le sens au centre.
Qu'en pensez-vous ? Lire la suite...
MIXTAROUTE
Nous avons conçu chez BRANDY SOUND cette opération avec beaucoup d'enthousiasme et de passion. C'est la première fois que l'on communique avec des ados de cette manière. Et le secteur Assurance ne s'y est pas trompe et a remis à notre client, le Groupement des Entrepises et Mutuelles d'Assurance, le prix de l'innovation citoyenne. Un beau prix qui nous ravi d'autant qu'il est remis par ses paires !
En 1998, nous avions déjà eu un premier prix Strategies pour notre livre sonore conçu dans un dispositif pour la Macif sur la prévention des risques domestiques. Vous pouvez le decouvrir ici. Le premier jamais reçu par une société d'identite sonore et de design musical d'ailleurs.
Nous sommes très fiers car cette fois-ci, c'est la prévention des risques routiers. Faire la pédagogie sans donner de leçon, sans exploiter la peur en respectant l'audience avec leurs passions préférées. Cela donne mixtaroute. Sur www.mixtaroute.com, on peut mixer une histoire sonore sur une mixette virtuelle. Les sons sont encodés avec des messages de prévention. Rien que du bonheur. La saison 2 est en ligne et l'éducation nationale ne s'y est pas trompée. Notre dispositif est utilisée pour faire de la pédagogie en collège !
C'est un exemple qui est, à mon sens, idéal pour démontrer que le son est un langage signifiant (-;
À suivre. Lire la suite...
En 1998, nous avions déjà eu un premier prix Strategies pour notre livre sonore conçu dans un dispositif pour la Macif sur la prévention des risques domestiques. Vous pouvez le decouvrir ici. Le premier jamais reçu par une société d'identite sonore et de design musical d'ailleurs.
Nous sommes très fiers car cette fois-ci, c'est la prévention des risques routiers. Faire la pédagogie sans donner de leçon, sans exploiter la peur en respectant l'audience avec leurs passions préférées. Cela donne mixtaroute. Sur www.mixtaroute.com, on peut mixer une histoire sonore sur une mixette virtuelle. Les sons sont encodés avec des messages de prévention. Rien que du bonheur. La saison 2 est en ligne et l'éducation nationale ne s'y est pas trompée. Notre dispositif est utilisée pour faire de la pédagogie en collège !
C'est un exemple qui est, à mon sens, idéal pour démontrer que le son est un langage signifiant (-;
À suivre. Lire la suite...
Le marché te demande
Les marchés ceci, les marchés cela, blabla bla...
En ce moment, Je ne regarde plus trop les infos car c'est à peu près ce que l'on entend. La dernière religion révélée. C'est l'économie. Des gens qui vous mettent des menottes en plastique et qui vous disent "les marchés n'ont pas confiances" ou "les marchés aimeraient que ce gouvernement soit plus stable" et ou l'on passe du "à voté" au "à noté" avec la prise pour argent comptant de tout ce que peuvent dire les uns ou les autres ayant un accès aux médias de masse. Une espèce de fenetre ouverte ou chacun peut déglutir jusqu'à sa peur et se nourrir de ses fantasmes..
Ce n'est pas la peur qui assure le développement harmonieux mais la joie, la passion et l'enthousiasme. Et cela, tout le monde le sait. Ce ne sont pas les mots qui amènent la confiance mais l'authenticité des faits. Joie et Authenticité sont d'ailleurs deux leviers stratégiques beaucoup (trop?) utilisés par les marques qui savent que pour mieux consommer, il vaut mieux bien vivre.
Je rappelle que les marchés sont des gens, des groupes de gens ou des structures qui, si elles investissent aussi dans l'avenir, spéculent sur la valeur d'une personne, d'un produit, d'un service ou d'une entreprise et qui, aujourd'hui, pour certaines, spéculent sur la dette d’une personne ou d'un état. Des entités, qui dans ce cas, ne produisent rien que du vide dans une bulle qui grossit et qui, à saturation, explose. Et dont les seuls résultats positifs ne sont que pour des vautours qui viennent se nourrir sur une bête agonisante ou morte. Je rappelle aussi que cette métaphore file jusque dans les terres arides de déserts ou plus rien ne pousse et plus rien ne vit. Et où les vautours attendent un signe...de mort.
La vie est un ensemble d'organismes vivants et qui pour l'être humain, intelligent comme il se doit, à le rôle de bâtir, d'inventer pour sans cesse réanchanter notre monde. L'homo est avant tout erectus (il se tient debout) et pas seulement economicus (presque toujours assis en en mettant certains à genoux).
Un marché vivant qui m'amène encore du plaisir, c'est celui dans lequel je vais à Aix en Provence par un beau jour d'été. Alors que, dans notre société, les marchés financiers font la pluie et le beau temps. Vous remarquerez aussi que, dans ce contexte, le commerce de proximité à de beaux jours devant lui.
Aujourd'hui les marchés ont trop souvent raison alors qu'ils ne peuvent résister à leur nature première qui est de croître quel qu'en soit le prix. Vous connaissez peut-être cette histoire du scorpion qui monte sur le dos de la tortue pour traverser la rivière...il la tue et se noie car c'est dans sa nature.
Dans les secteur de la communication, du marketing et de la musique dans lesquels je travaille. Le marché à trop souvent apprécié l'artiste comme la dernière variable d'ajustement d'une économie qui est aujourd'hui en mutation. Car quand on ne préserve pas la création dans un écrin qui est le moteur de cette industrie, on prend le risque du déclin.
Bien sûr, je force le trait encore une fois mais le résultat n'en n'est pas moins flagrant et les conséquences néfastes. Alors certains me diront..."l'internet, le piratage, la gratuité, la culture du zapping..." on peut effectivement se lamenter mais je ne pense pas que c’est cela qui fasse avancer les choses.
Certains ont engrangé des bénéfices durant des années. Les créateurs de ces entreprises sont partis pour la plupart et c'est aujourd'hui la gestion qui l'emporte trop souvent sur la création.
Le temps des paquebots devrait être révolu. Il faut remettre de l'agilité, de la force, de la conviction, de l'engagement de la vision et surtout innover. Ce sont des flottes amirales dont nous avons besoin. L'union fait la force mais pour être effective elle doit accepter de se nourrir de la diversité. Une flotte amirale – aussi gros mais plus agile - est plus difficile à coordonner mais elle fonctionne sur la fédération et non le consensus. Ce qui est le gage du meilleur. Le meilleur rien que le meilleur sans variables d'ajustement qui correspondent, d'expérience, toujours au plus petit dénominateur commun. L’union fait la force. La diversité aussi.
Refuser le principe d'homogénéisation de la pensée qu’elle soit musicale ou d’autre nature. C'est aussi refuser la seule concentration des entreprises. La normalisation des médias. Refuser un marché qui, aujourd'hui, fait a mon sens, plus la pluie que le beau temps. Car à force d'attendre et de gérer. De penser à court terme. On oublie la vision, le temps pour exprimer toute la force d'une œuvre. On est dans la consommation au détriment de la grande aventure qu'est la Culture de l'Art. On gère ce qui existe déjà. On ne prend plus de risques. On n'innove plus. Et on ne laisse plus sa chance à la création et à de nouvelles formes. On attend qu'un artiste s'affirme avant de le prendre en main et de le distribuer.
Mon propos n'est pas de stigmatiser les maisons de disques car beaucoup d'entre elles sont déjà en mode survie. Mais de combattre un modèle qui, pour le bien de chacun d'entre nous doit se transformer.
Je pense qu'il est temps d'insuffler un peu plus de liberté dans tout cela. Restaurer l'art de la diversité des lumières pour retrouver cette liberté créative qui nous a permis d'inventer des mondes meilleurs. Et de nouvelles formes artistiques. Laissons les Artistes s'exprimer. Donnons leur les moyens de s’exprimer car qui sait, ils pourront à nouveau inspirer le monde.
Car même si l'homme est aussi l'ennemi de l'homme, il n'en reste pas moins son seul moyen de survie et d'inspiration.
Indignez-vous, engagez-vous mais surtout inspirons pour INNOVER ensemble.
Je reprends mes écritures dans ce blog avec ce cri du coeur. Et vous ne pouvez pas savoir comme ça fait du bien. Lire la suite...
En ce moment, Je ne regarde plus trop les infos car c'est à peu près ce que l'on entend. La dernière religion révélée. C'est l'économie. Des gens qui vous mettent des menottes en plastique et qui vous disent "les marchés n'ont pas confiances" ou "les marchés aimeraient que ce gouvernement soit plus stable" et ou l'on passe du "à voté" au "à noté" avec la prise pour argent comptant de tout ce que peuvent dire les uns ou les autres ayant un accès aux médias de masse. Une espèce de fenetre ouverte ou chacun peut déglutir jusqu'à sa peur et se nourrir de ses fantasmes..
Ce n'est pas la peur qui assure le développement harmonieux mais la joie, la passion et l'enthousiasme. Et cela, tout le monde le sait. Ce ne sont pas les mots qui amènent la confiance mais l'authenticité des faits. Joie et Authenticité sont d'ailleurs deux leviers stratégiques beaucoup (trop?) utilisés par les marques qui savent que pour mieux consommer, il vaut mieux bien vivre.
Je rappelle que les marchés sont des gens, des groupes de gens ou des structures qui, si elles investissent aussi dans l'avenir, spéculent sur la valeur d'une personne, d'un produit, d'un service ou d'une entreprise et qui, aujourd'hui, pour certaines, spéculent sur la dette d’une personne ou d'un état. Des entités, qui dans ce cas, ne produisent rien que du vide dans une bulle qui grossit et qui, à saturation, explose. Et dont les seuls résultats positifs ne sont que pour des vautours qui viennent se nourrir sur une bête agonisante ou morte. Je rappelle aussi que cette métaphore file jusque dans les terres arides de déserts ou plus rien ne pousse et plus rien ne vit. Et où les vautours attendent un signe...de mort.
La vie est un ensemble d'organismes vivants et qui pour l'être humain, intelligent comme il se doit, à le rôle de bâtir, d'inventer pour sans cesse réanchanter notre monde. L'homo est avant tout erectus (il se tient debout) et pas seulement economicus (presque toujours assis en en mettant certains à genoux).
Un marché vivant qui m'amène encore du plaisir, c'est celui dans lequel je vais à Aix en Provence par un beau jour d'été. Alors que, dans notre société, les marchés financiers font la pluie et le beau temps. Vous remarquerez aussi que, dans ce contexte, le commerce de proximité à de beaux jours devant lui.
Aujourd'hui les marchés ont trop souvent raison alors qu'ils ne peuvent résister à leur nature première qui est de croître quel qu'en soit le prix. Vous connaissez peut-être cette histoire du scorpion qui monte sur le dos de la tortue pour traverser la rivière...il la tue et se noie car c'est dans sa nature.
Dans les secteur de la communication, du marketing et de la musique dans lesquels je travaille. Le marché à trop souvent apprécié l'artiste comme la dernière variable d'ajustement d'une économie qui est aujourd'hui en mutation. Car quand on ne préserve pas la création dans un écrin qui est le moteur de cette industrie, on prend le risque du déclin.
Bien sûr, je force le trait encore une fois mais le résultat n'en n'est pas moins flagrant et les conséquences néfastes. Alors certains me diront..."l'internet, le piratage, la gratuité, la culture du zapping..." on peut effectivement se lamenter mais je ne pense pas que c’est cela qui fasse avancer les choses.
Certains ont engrangé des bénéfices durant des années. Les créateurs de ces entreprises sont partis pour la plupart et c'est aujourd'hui la gestion qui l'emporte trop souvent sur la création.
Le temps des paquebots devrait être révolu. Il faut remettre de l'agilité, de la force, de la conviction, de l'engagement de la vision et surtout innover. Ce sont des flottes amirales dont nous avons besoin. L'union fait la force mais pour être effective elle doit accepter de se nourrir de la diversité. Une flotte amirale – aussi gros mais plus agile - est plus difficile à coordonner mais elle fonctionne sur la fédération et non le consensus. Ce qui est le gage du meilleur. Le meilleur rien que le meilleur sans variables d'ajustement qui correspondent, d'expérience, toujours au plus petit dénominateur commun. L’union fait la force. La diversité aussi.
Refuser le principe d'homogénéisation de la pensée qu’elle soit musicale ou d’autre nature. C'est aussi refuser la seule concentration des entreprises. La normalisation des médias. Refuser un marché qui, aujourd'hui, fait a mon sens, plus la pluie que le beau temps. Car à force d'attendre et de gérer. De penser à court terme. On oublie la vision, le temps pour exprimer toute la force d'une œuvre. On est dans la consommation au détriment de la grande aventure qu'est la Culture de l'Art. On gère ce qui existe déjà. On ne prend plus de risques. On n'innove plus. Et on ne laisse plus sa chance à la création et à de nouvelles formes. On attend qu'un artiste s'affirme avant de le prendre en main et de le distribuer.
Mon propos n'est pas de stigmatiser les maisons de disques car beaucoup d'entre elles sont déjà en mode survie. Mais de combattre un modèle qui, pour le bien de chacun d'entre nous doit se transformer.
Je pense qu'il est temps d'insuffler un peu plus de liberté dans tout cela. Restaurer l'art de la diversité des lumières pour retrouver cette liberté créative qui nous a permis d'inventer des mondes meilleurs. Et de nouvelles formes artistiques. Laissons les Artistes s'exprimer. Donnons leur les moyens de s’exprimer car qui sait, ils pourront à nouveau inspirer le monde.
Car même si l'homme est aussi l'ennemi de l'homme, il n'en reste pas moins son seul moyen de survie et d'inspiration.
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Je reprends mes écritures dans ce blog avec ce cri du coeur. Et vous ne pouvez pas savoir comme ça fait du bien. Lire la suite...
Le lobe en éventail…
vendredi 22 juillet 2011
Juste un petit mot pour vous dire que le lobe - loin de fermer ses oreilles - se met en position repos pour 3 semaines. Un bon vieux silence réparateur. D'ailleurs, je vous invite à lire mon papier sur le sujet dans Influencia. Je vous dis à très vite avec plein de nouvelles…A entendre, à écouter, à découvrir et à partager. bel été à toutes et à tous. Bon pour la photo, j'ai choisi l'arbre du voyageur. Photo prise près du Fleuve "Lobé" un peu tiré par les cheveux mais près du Lobe. Et puis, c'est bien d'un voyageur qui en a bien besoin dont je parle !
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Gibson Les Paul et Google
samedi 18 juin 2011
Un petit coup de coeur pour ce coup de génie. Google faisait depuis quelques temps des animations sur sa home page mais je les trouvais jusqu'à présent un peu gnangnan…Et là pour le 96ème anniversaire de la "Les Paul de Gibson" - guitare mythique s'il en est ! - une guitare a été placée sur la page d'accueil. Excellente idée que cette logique d'anniversaire (cela donne plein de belles perspectives à venir) mais avec cette guitare, il devient possible de créer une véritable interactivité avec l'internaute qui peut jouer le morceau de son choix et le faire partager. Je vous laisse découvrir un exemple ici
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Brand content et musique
Une histoire sonore, une digression sur l'un des plus vieux métiers du monde. Je parle bien sur des conteurs. Ceux qui racontent des histoires. Qui sont des louangeurs ou des généalogistes dans les cultures orales. Ou qui vendent leurs produis sur les marchés. Et que les marketteurs appellent des "Story tellers". Le story telling est un mot qui, dans sa traduction, veut dire "celui qui raconte des histoires" mais c'est aussi, à mon sens, une pensée qui est normalisée, formatée pour le mainstream et dont les influences sont les grands opérateurs de l'entertainment. Le livre de Christian Salmon - la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits - en parle très bien à mon sens. Je vous laisse découvrir ma petite histoire du "brand content en musique" ici. C'est une commande qui m'a été faite par la rédaction d'Influencia pour dossier spécial Brand Content : Là Bonne écoute !
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