le chant du signe
mardi 22 novembre 2011
On a tous des idées toutes faites dans la tête. La question que je pose aujourd'hui est est-ce que le beau peut tuer le sens. La beauté est éphémère. Que ce soit dans son état ou dans ses représentations. Tout d'abord parce que toutes choses vieillissent. Mais aussi parce que nous nous lassons tous. L'ennui est un élément propre à la durée comme la saturation l'est certainement à la répétition. C'est sous cet angle que j'aimerais aborder la dimension de sens du langage qu'il soit verbal, visuel et plus particulièrement sonore. Quoi de plus ennuyeux que quelqu'un qui radote ou répète toujours la même chose. Je pense que le phénomène de la répétition à toujours été lié à l'apprentissage. C'est la pédagogie dominante pour enseigner à un enfant. La répétition pour que cela rentre dans la tête. Dans la mémoire. Lorsque l'on vieillit, on se répète des choses que l'on utilise pour se souvenir de ce que l'on à vécu au présent comme au passé. Pour continuer à donner du sens à sa vie.
On utilise d'ailleurs ce système dans la communication en le nommant répétition média. Et avec la multiplication des points de contacts, on s'est mis à beaucoup répéter. D'où l'effet de saturation. Alors comment répéter utile ? Il y a des techniques de communication comme l'IMC (Integrated Marketing Communication) où l'on va analyser tous les points de contacts consommateurs et proposer d'assurer l'intégrité du positionnement, du message, de l'idée dans un principe de continuum et de cohérence. Cependant le média à un sens “direction” mais il est aussi signifiant. Il peut même être dominant ou récessif suivant l'émetteur et le secteur d'activité. Par exemple dans le secteur assurance, c’est le téléphone qui est dominant au plan audio. C'est une première piste mais il y en a d'autres.
Ensuite, on peut dire la même chose mais pas de la même manière. Piste intéressante mais qui n'assure pas toujours la cohérence car la place donnée à l'exécution peut prendre le dessus sur la nature et le fond du message.
C'est là que le travail du design devient fondamental. C'est le moyen unique pour une marque d'être un vecteur de signe et de sens. Si ce n'est pas le cas alors la forme peut l'emporter sur le fond. Et la forme, ce n'est pas toujours le fond qui remonte à la surface...
Une belle exécution peut, au fil du temps, être déchargée de tout son sens sans que qui que ce soit ne s'en rende compte ou ne désire s'en rendre compte. Et là on aura des conséquences néfastes en terme de préférence de marque. Je vous laisse chercher. Regardez, écoutez. Il en existe plein d'exemple actuellement sur le marché...
Mettre le design au centre permet de remettre le sens au centre.
Qu'en pensez-vous ? Lire la suite...
MIXTAROUTE
Nous avons conçu chez BRANDY SOUND cette opération avec beaucoup d'enthousiasme et de passion. C'est la première fois que l'on communique avec des ados de cette manière. Et le secteur Assurance ne s'y est pas trompe et a remis à notre client, le Groupement des Entrepises et Mutuelles d'Assurance, le prix de l'innovation citoyenne. Un beau prix qui nous ravi d'autant qu'il est remis par ses paires !
En 1998, nous avions déjà eu un premier prix Strategies pour notre livre sonore conçu dans un dispositif pour la Macif sur la prévention des risques domestiques. Vous pouvez le decouvrir ici. Le premier jamais reçu par une société d'identite sonore et de design musical d'ailleurs.
Nous sommes très fiers car cette fois-ci, c'est la prévention des risques routiers. Faire la pédagogie sans donner de leçon, sans exploiter la peur en respectant l'audience avec leurs passions préférées. Cela donne mixtaroute. Sur www.mixtaroute.com, on peut mixer une histoire sonore sur une mixette virtuelle. Les sons sont encodés avec des messages de prévention. Rien que du bonheur. La saison 2 est en ligne et l'éducation nationale ne s'y est pas trompée. Notre dispositif est utilisée pour faire de la pédagogie en collège !
C'est un exemple qui est, à mon sens, idéal pour démontrer que le son est un langage signifiant (-;
À suivre. Lire la suite...
En 1998, nous avions déjà eu un premier prix Strategies pour notre livre sonore conçu dans un dispositif pour la Macif sur la prévention des risques domestiques. Vous pouvez le decouvrir ici. Le premier jamais reçu par une société d'identite sonore et de design musical d'ailleurs.
Nous sommes très fiers car cette fois-ci, c'est la prévention des risques routiers. Faire la pédagogie sans donner de leçon, sans exploiter la peur en respectant l'audience avec leurs passions préférées. Cela donne mixtaroute. Sur www.mixtaroute.com, on peut mixer une histoire sonore sur une mixette virtuelle. Les sons sont encodés avec des messages de prévention. Rien que du bonheur. La saison 2 est en ligne et l'éducation nationale ne s'y est pas trompée. Notre dispositif est utilisée pour faire de la pédagogie en collège !
C'est un exemple qui est, à mon sens, idéal pour démontrer que le son est un langage signifiant (-;
À suivre. Lire la suite...
Le marché te demande
Les marchés ceci, les marchés cela, blabla bla...
En ce moment, Je ne regarde plus trop les infos car c'est à peu près ce que l'on entend. La dernière religion révélée. C'est l'économie. Des gens qui vous mettent des menottes en plastique et qui vous disent "les marchés n'ont pas confiances" ou "les marchés aimeraient que ce gouvernement soit plus stable" et ou l'on passe du "à voté" au "à noté" avec la prise pour argent comptant de tout ce que peuvent dire les uns ou les autres ayant un accès aux médias de masse. Une espèce de fenetre ouverte ou chacun peut déglutir jusqu'à sa peur et se nourrir de ses fantasmes..
Ce n'est pas la peur qui assure le développement harmonieux mais la joie, la passion et l'enthousiasme. Et cela, tout le monde le sait. Ce ne sont pas les mots qui amènent la confiance mais l'authenticité des faits. Joie et Authenticité sont d'ailleurs deux leviers stratégiques beaucoup (trop?) utilisés par les marques qui savent que pour mieux consommer, il vaut mieux bien vivre.
Je rappelle que les marchés sont des gens, des groupes de gens ou des structures qui, si elles investissent aussi dans l'avenir, spéculent sur la valeur d'une personne, d'un produit, d'un service ou d'une entreprise et qui, aujourd'hui, pour certaines, spéculent sur la dette d’une personne ou d'un état. Des entités, qui dans ce cas, ne produisent rien que du vide dans une bulle qui grossit et qui, à saturation, explose. Et dont les seuls résultats positifs ne sont que pour des vautours qui viennent se nourrir sur une bête agonisante ou morte. Je rappelle aussi que cette métaphore file jusque dans les terres arides de déserts ou plus rien ne pousse et plus rien ne vit. Et où les vautours attendent un signe...de mort.
La vie est un ensemble d'organismes vivants et qui pour l'être humain, intelligent comme il se doit, à le rôle de bâtir, d'inventer pour sans cesse réanchanter notre monde. L'homo est avant tout erectus (il se tient debout) et pas seulement economicus (presque toujours assis en en mettant certains à genoux).
Un marché vivant qui m'amène encore du plaisir, c'est celui dans lequel je vais à Aix en Provence par un beau jour d'été. Alors que, dans notre société, les marchés financiers font la pluie et le beau temps. Vous remarquerez aussi que, dans ce contexte, le commerce de proximité à de beaux jours devant lui.
Aujourd'hui les marchés ont trop souvent raison alors qu'ils ne peuvent résister à leur nature première qui est de croître quel qu'en soit le prix. Vous connaissez peut-être cette histoire du scorpion qui monte sur le dos de la tortue pour traverser la rivière...il la tue et se noie car c'est dans sa nature.
Dans les secteur de la communication, du marketing et de la musique dans lesquels je travaille. Le marché à trop souvent apprécié l'artiste comme la dernière variable d'ajustement d'une économie qui est aujourd'hui en mutation. Car quand on ne préserve pas la création dans un écrin qui est le moteur de cette industrie, on prend le risque du déclin.
Bien sûr, je force le trait encore une fois mais le résultat n'en n'est pas moins flagrant et les conséquences néfastes. Alors certains me diront..."l'internet, le piratage, la gratuité, la culture du zapping..." on peut effectivement se lamenter mais je ne pense pas que c’est cela qui fasse avancer les choses.
Certains ont engrangé des bénéfices durant des années. Les créateurs de ces entreprises sont partis pour la plupart et c'est aujourd'hui la gestion qui l'emporte trop souvent sur la création.
Le temps des paquebots devrait être révolu. Il faut remettre de l'agilité, de la force, de la conviction, de l'engagement de la vision et surtout innover. Ce sont des flottes amirales dont nous avons besoin. L'union fait la force mais pour être effective elle doit accepter de se nourrir de la diversité. Une flotte amirale – aussi gros mais plus agile - est plus difficile à coordonner mais elle fonctionne sur la fédération et non le consensus. Ce qui est le gage du meilleur. Le meilleur rien que le meilleur sans variables d'ajustement qui correspondent, d'expérience, toujours au plus petit dénominateur commun. L’union fait la force. La diversité aussi.
Refuser le principe d'homogénéisation de la pensée qu’elle soit musicale ou d’autre nature. C'est aussi refuser la seule concentration des entreprises. La normalisation des médias. Refuser un marché qui, aujourd'hui, fait a mon sens, plus la pluie que le beau temps. Car à force d'attendre et de gérer. De penser à court terme. On oublie la vision, le temps pour exprimer toute la force d'une œuvre. On est dans la consommation au détriment de la grande aventure qu'est la Culture de l'Art. On gère ce qui existe déjà. On ne prend plus de risques. On n'innove plus. Et on ne laisse plus sa chance à la création et à de nouvelles formes. On attend qu'un artiste s'affirme avant de le prendre en main et de le distribuer.
Mon propos n'est pas de stigmatiser les maisons de disques car beaucoup d'entre elles sont déjà en mode survie. Mais de combattre un modèle qui, pour le bien de chacun d'entre nous doit se transformer.
Je pense qu'il est temps d'insuffler un peu plus de liberté dans tout cela. Restaurer l'art de la diversité des lumières pour retrouver cette liberté créative qui nous a permis d'inventer des mondes meilleurs. Et de nouvelles formes artistiques. Laissons les Artistes s'exprimer. Donnons leur les moyens de s’exprimer car qui sait, ils pourront à nouveau inspirer le monde.
Car même si l'homme est aussi l'ennemi de l'homme, il n'en reste pas moins son seul moyen de survie et d'inspiration.
Indignez-vous, engagez-vous mais surtout inspirons pour INNOVER ensemble.
Je reprends mes écritures dans ce blog avec ce cri du coeur. Et vous ne pouvez pas savoir comme ça fait du bien. Lire la suite...
En ce moment, Je ne regarde plus trop les infos car c'est à peu près ce que l'on entend. La dernière religion révélée. C'est l'économie. Des gens qui vous mettent des menottes en plastique et qui vous disent "les marchés n'ont pas confiances" ou "les marchés aimeraient que ce gouvernement soit plus stable" et ou l'on passe du "à voté" au "à noté" avec la prise pour argent comptant de tout ce que peuvent dire les uns ou les autres ayant un accès aux médias de masse. Une espèce de fenetre ouverte ou chacun peut déglutir jusqu'à sa peur et se nourrir de ses fantasmes..
Ce n'est pas la peur qui assure le développement harmonieux mais la joie, la passion et l'enthousiasme. Et cela, tout le monde le sait. Ce ne sont pas les mots qui amènent la confiance mais l'authenticité des faits. Joie et Authenticité sont d'ailleurs deux leviers stratégiques beaucoup (trop?) utilisés par les marques qui savent que pour mieux consommer, il vaut mieux bien vivre.
Je rappelle que les marchés sont des gens, des groupes de gens ou des structures qui, si elles investissent aussi dans l'avenir, spéculent sur la valeur d'une personne, d'un produit, d'un service ou d'une entreprise et qui, aujourd'hui, pour certaines, spéculent sur la dette d’une personne ou d'un état. Des entités, qui dans ce cas, ne produisent rien que du vide dans une bulle qui grossit et qui, à saturation, explose. Et dont les seuls résultats positifs ne sont que pour des vautours qui viennent se nourrir sur une bête agonisante ou morte. Je rappelle aussi que cette métaphore file jusque dans les terres arides de déserts ou plus rien ne pousse et plus rien ne vit. Et où les vautours attendent un signe...de mort.
La vie est un ensemble d'organismes vivants et qui pour l'être humain, intelligent comme il se doit, à le rôle de bâtir, d'inventer pour sans cesse réanchanter notre monde. L'homo est avant tout erectus (il se tient debout) et pas seulement economicus (presque toujours assis en en mettant certains à genoux).
Un marché vivant qui m'amène encore du plaisir, c'est celui dans lequel je vais à Aix en Provence par un beau jour d'été. Alors que, dans notre société, les marchés financiers font la pluie et le beau temps. Vous remarquerez aussi que, dans ce contexte, le commerce de proximité à de beaux jours devant lui.
Aujourd'hui les marchés ont trop souvent raison alors qu'ils ne peuvent résister à leur nature première qui est de croître quel qu'en soit le prix. Vous connaissez peut-être cette histoire du scorpion qui monte sur le dos de la tortue pour traverser la rivière...il la tue et se noie car c'est dans sa nature.
Dans les secteur de la communication, du marketing et de la musique dans lesquels je travaille. Le marché à trop souvent apprécié l'artiste comme la dernière variable d'ajustement d'une économie qui est aujourd'hui en mutation. Car quand on ne préserve pas la création dans un écrin qui est le moteur de cette industrie, on prend le risque du déclin.
Bien sûr, je force le trait encore une fois mais le résultat n'en n'est pas moins flagrant et les conséquences néfastes. Alors certains me diront..."l'internet, le piratage, la gratuité, la culture du zapping..." on peut effectivement se lamenter mais je ne pense pas que c’est cela qui fasse avancer les choses.
Certains ont engrangé des bénéfices durant des années. Les créateurs de ces entreprises sont partis pour la plupart et c'est aujourd'hui la gestion qui l'emporte trop souvent sur la création.
Le temps des paquebots devrait être révolu. Il faut remettre de l'agilité, de la force, de la conviction, de l'engagement de la vision et surtout innover. Ce sont des flottes amirales dont nous avons besoin. L'union fait la force mais pour être effective elle doit accepter de se nourrir de la diversité. Une flotte amirale – aussi gros mais plus agile - est plus difficile à coordonner mais elle fonctionne sur la fédération et non le consensus. Ce qui est le gage du meilleur. Le meilleur rien que le meilleur sans variables d'ajustement qui correspondent, d'expérience, toujours au plus petit dénominateur commun. L’union fait la force. La diversité aussi.
Refuser le principe d'homogénéisation de la pensée qu’elle soit musicale ou d’autre nature. C'est aussi refuser la seule concentration des entreprises. La normalisation des médias. Refuser un marché qui, aujourd'hui, fait a mon sens, plus la pluie que le beau temps. Car à force d'attendre et de gérer. De penser à court terme. On oublie la vision, le temps pour exprimer toute la force d'une œuvre. On est dans la consommation au détriment de la grande aventure qu'est la Culture de l'Art. On gère ce qui existe déjà. On ne prend plus de risques. On n'innove plus. Et on ne laisse plus sa chance à la création et à de nouvelles formes. On attend qu'un artiste s'affirme avant de le prendre en main et de le distribuer.
Mon propos n'est pas de stigmatiser les maisons de disques car beaucoup d'entre elles sont déjà en mode survie. Mais de combattre un modèle qui, pour le bien de chacun d'entre nous doit se transformer.
Je pense qu'il est temps d'insuffler un peu plus de liberté dans tout cela. Restaurer l'art de la diversité des lumières pour retrouver cette liberté créative qui nous a permis d'inventer des mondes meilleurs. Et de nouvelles formes artistiques. Laissons les Artistes s'exprimer. Donnons leur les moyens de s’exprimer car qui sait, ils pourront à nouveau inspirer le monde.
Car même si l'homme est aussi l'ennemi de l'homme, il n'en reste pas moins son seul moyen de survie et d'inspiration.
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Je reprends mes écritures dans ce blog avec ce cri du coeur. Et vous ne pouvez pas savoir comme ça fait du bien. Lire la suite...
Le lobe en éventail…
vendredi 22 juillet 2011
Juste un petit mot pour vous dire que le lobe - loin de fermer ses oreilles - se met en position repos pour 3 semaines. Un bon vieux silence réparateur. D'ailleurs, je vous invite à lire mon papier sur le sujet dans Influencia. Je vous dis à très vite avec plein de nouvelles…A entendre, à écouter, à découvrir et à partager. bel été à toutes et à tous. Bon pour la photo, j'ai choisi l'arbre du voyageur. Photo prise près du Fleuve "Lobé" un peu tiré par les cheveux mais près du Lobe. Et puis, c'est bien d'un voyageur qui en a bien besoin dont je parle !
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Gibson Les Paul et Google
samedi 18 juin 2011
Un petit coup de coeur pour ce coup de génie. Google faisait depuis quelques temps des animations sur sa home page mais je les trouvais jusqu'à présent un peu gnangnan…Et là pour le 96ème anniversaire de la "Les Paul de Gibson" - guitare mythique s'il en est ! - une guitare a été placée sur la page d'accueil. Excellente idée que cette logique d'anniversaire (cela donne plein de belles perspectives à venir) mais avec cette guitare, il devient possible de créer une véritable interactivité avec l'internaute qui peut jouer le morceau de son choix et le faire partager. Je vous laisse découvrir un exemple ici
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Brand content et musique
Une histoire sonore, une digression sur l'un des plus vieux métiers du monde. Je parle bien sur des conteurs. Ceux qui racontent des histoires. Qui sont des louangeurs ou des généalogistes dans les cultures orales. Ou qui vendent leurs produis sur les marchés. Et que les marketteurs appellent des "Story tellers". Le story telling est un mot qui, dans sa traduction, veut dire "celui qui raconte des histoires" mais c'est aussi, à mon sens, une pensée qui est normalisée, formatée pour le mainstream et dont les influences sont les grands opérateurs de l'entertainment. Le livre de Christian Salmon - la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits - en parle très bien à mon sens. Je vous laisse découvrir ma petite histoire du "brand content en musique" ici. C'est une commande qui m'a été faite par la rédaction d'Influencia pour dossier spécial Brand Content : Là Bonne écoute !
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Quelle musique a changé ma vie ?
mercredi 11 mai 2011
Je rebondis sur une question posée par Véronique Devos qui fait partie de l’excellent groupe Observatoire des Tendances sur Linkedin que je suis souvent mais auquel je n’ai que très peu de temps pour contribuer comme il se devrait tant la pertinence de certaines questions me donnent envie de réagir (- ;
Se poser les bonnes questions, n’est-ce pas faire la moitié du chemin vers une bonne réponse ?
Bref, ce sujet qui est connexe à mes recherches mérite que je m’y attarde pour donner un point de vue mais aussi celui de nombreux chercheurs et philosophes.
Je vais par conséquent rebondir sur certains des commentaires de différents contributeurs en les citant. Ceux qui voudront voir ces réponses n’auront qu’à se connecter sur le lien suivant : http://www.le-lobe.com/2011/05/quelle-musique-change-ma-vie.html.
Et pourront aussi découvrir pas mal d’articles qui traitent de ce sujet dans mon Blog. Mon idée n’est pas de faire de la promo pour mon Blog (qui n’en n’a pas besoin) mais de vous faire partager des points de vue qui peuvent compléter vos/nos échanges.
@ Liliane, Jacques, Hervé (La réponse est dans la question, non ? (-;)
La musique est, à mon sens, un marqueur de l’expérience vécue. Elle accompagne notre vie tout du long. C’est le pouvoir de mémoire qui nous évoque un moment vécu. L’évocation, c’est la capacité de nous transporter entre Nostalgie pour le passé et Plaisir pour le présent (Peter Szendy). C’est d’ailleurs pour cela que je pense qu’une grande partie de nos goûts se forgent à l’adolescence. Moment des débuts de notre vie en tribu. Ensuite comme le dit justement Hervé, ce sont des moments privilégiés avec un être aimé, une rencontre ou tout simplement une révélation de l’âme qui vont orienter nos goûts vers telle ou telle autre musique qui nous fera vibrer. Mais toujours contextualisé à un environnement de vie.
@ Corinne (Grossesse)
Oui effectivement, la musique adoucit les meurs (- : les dernières recherches montrent que la musique douce (classique, low tempo…) fait baisser le taux de cortisol (hormone du stress) dans le corps des gens qui y sont exposés (Stéphane Khalfa).
Le bébé dans le ventre de sa maman entend le rythme cardiaque (environ 70 bpm). Si ce rythme s’élève chez la maman alors le bébé est « destabilisé » et il se met à bouger. Lorsque les pulsations redeviennent normales le bébé se calme. Le rythme cardiaque du bébé est lui beaucoup plus élevé dans cette phase de croissance. Un bébé (si il n’a pas été sollicité par l’haptnomie) naît les yeux fermés. Les deux sens dominants sont l’ouïe et l’odorat. Ils deviennent culturellement récessifs pour donner naissance à un sens culturellement dominant, la vue. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le tempo de 70bpm est celui préféré (en dominante de l’être humain) car il suit le rythme cardiaque et procure un sentiment de détente (Adrian North).
@ Olivier (Pratique du divin)
Effectivement, je suis aussi musicien et je pense que la musique nous transforme et nous procure une forme d’élévation et de jouissance. Par ailleurs, il est intéressant de noter que la pratique modifie aussi notre cerveau. Le fameux signe oméga. Elle développe le corps calleux (entre hémisphère droit et hémisphère gauche) et créée des connexions (synapses) entre les cellules nerveuses. Les études montrent qu’elle favorise l’apprentissage du langage, la concentration mais aussi le lien social pour ceux qui pratiquent en groupe. L’éducation nationale devrait lire les dernières études de Emmanuel Bigand sur les aspects de la cognition (Intelligence et plasticité cérébrale).
@Melissa (Silence)
Le silence est indispensable à la musique comme la respiration est indispensable à la vie. Il permet de cristalliser l’attention. Le silence absolu n’existe malheureusement pas. Il y a d’ailleurs une œuvre de John Cage 4’’33 qui est tout à fait remarquable sur le sujet.
@ Hervé (Paysages sonores)
Je conseille l’excellent livre de R.Murray Schafer « Paysage sonore » qui vient d’être réédité et qui parle de Pollution et d’écologie sonore. Je me souviens - revenant de 5 années en Afrique – de cette acuité (perdue depuis) devant les sons de la nature. La pollution sonore, ce sont les bruits que nous intégrons dans notre quotidien pour ne plus les entendre. Un petit tour dans le Bocage Normand nous le fait ressentir.
@ Jacques (émotions)
Je nommerais mes commentaires à vos intéressantes réponses, la madeleine et la ritournelle.
Il y a dés la toute petite enfance une importance du « parler bébé ». La mélodie du langage reste essentielle à la communication entre la mère et l’enfant après la naissance. Ce « parler » est caractérisé par des tonalités hautes, une large gamme de tonalités, des débits ralentis et des phrases courtes. Ces exagérations mélodiques permettent au bébé (Qui ne peut saisir la signification des mots) de comprendre les intentions de sa maman. Par exemple un contour tonal montant va amener à une forme d’enthousiasme, descendant pour consoler…Le langage de la musique est universel et on l’acquiert de façon tout aussi spontanée que l’on apprend à parler (Barbara Tillman). Il suffit d’écouter de la musique pour apprendre et non de pratiquer. Par ailleurs, Emmanuel Bigand a fait un certain nombre de recherches sur la perception musicale (J’ai des bémols sur ce sujet) mais il a démontré (au plan cognitif) que les auditeurs d’une musique savent reconnaître une musique triste, gaie ou inquiétante de la même façon qu’ils reconnaissent un danger. Alors évidemment, en fonction d’une culture donnée et d’une expérience vécue, les perceptions peuvent être très différentes. Pour préciser, je traduis par émotions musicales, des émotions constituées à des degrés divers de la colère, la peur, le désespoir, la sérénité et la gaieté (Pour mettre des mots dessus). Car le terme d’émotion peut être un peu flou. En ce qui concerne la ritournelle qui est un marqueur - qui est à mon sens culturel – entre la maman et son bébé, il faut savoir tout de même que les formes et les structures musicales sont communes à l’être humain . Ces invariants musicaux sont les notes organisées en gamme, un nombre réduit de notes, une répétition à travers les octaves…Correspondant à des invariants cognitifs (Mémoire immédiate pour le nombre réduit de notes par exemple). Elles sont communes à l’être humain car on peut imaginer qu’elles sont liées à nos « capacités » à l’instant T de notre évolution.
@ Fayza (Amorçage cognitif et influence sur la perception)
Effectivement la musique influe sur notre mental. C’est le côté « Big Brother is listening… »Il y a d’ailleurs des gens qui utilisent cette technique dite de « l’amorçage cognitif ». Par exemple, vous rentrez dans une cave pour acheter un bon vin de pays pour une soirée entre amis et vous ressortez avec un Château Laffitte. Nicolas Guéguen en parle très bien. Par exemple, le concerto pour piano en ut mineur de Mozart diffusé, envahit doucement vos oreilles et par association (Qualité, raffinement, culture…), vous allez vous diriger vers les grands vins. On appelle cela l’effet Château Lafitte. Même chose sur le tempo, par exemple. Vous êtes au bar et on veut vous faire boire votre verre plus vite. Il suffit d’augmenter le tempo. Cependant un autre aspect est que votre expérience vécue va influer sur votre perception d’une musique mais cela fait partie de votre intimité (- :
En tous cas pour moi :
A 8 ans, la première fois que j’ai été à l’Opéra Garnier : Le Lac des Cygnes
Entre 8 et 13 : Mozart, Beethoven, Chopin…Car ma grand mère était concertiste et jouait beaucoup à la maison
A 13 ans Bill Halley – Rock around the Clock
Murray head pour les slow et Hôtel California
Puis Genesis, / The Lamb Lies Down puis Clash, London Calling
Et j’arrête là ce serait trop long (- :
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Se poser les bonnes questions, n’est-ce pas faire la moitié du chemin vers une bonne réponse ?
Bref, ce sujet qui est connexe à mes recherches mérite que je m’y attarde pour donner un point de vue mais aussi celui de nombreux chercheurs et philosophes.
Je vais par conséquent rebondir sur certains des commentaires de différents contributeurs en les citant. Ceux qui voudront voir ces réponses n’auront qu’à se connecter sur le lien suivant : http://www.le-lobe.com/2011/05/quelle-musique-change-ma-vie.html.
Et pourront aussi découvrir pas mal d’articles qui traitent de ce sujet dans mon Blog. Mon idée n’est pas de faire de la promo pour mon Blog (qui n’en n’a pas besoin) mais de vous faire partager des points de vue qui peuvent compléter vos/nos échanges.
@ Liliane, Jacques, Hervé (La réponse est dans la question, non ? (-;)
La musique est, à mon sens, un marqueur de l’expérience vécue. Elle accompagne notre vie tout du long. C’est le pouvoir de mémoire qui nous évoque un moment vécu. L’évocation, c’est la capacité de nous transporter entre Nostalgie pour le passé et Plaisir pour le présent (Peter Szendy). C’est d’ailleurs pour cela que je pense qu’une grande partie de nos goûts se forgent à l’adolescence. Moment des débuts de notre vie en tribu. Ensuite comme le dit justement Hervé, ce sont des moments privilégiés avec un être aimé, une rencontre ou tout simplement une révélation de l’âme qui vont orienter nos goûts vers telle ou telle autre musique qui nous fera vibrer. Mais toujours contextualisé à un environnement de vie.
@ Corinne (Grossesse)
Oui effectivement, la musique adoucit les meurs (- : les dernières recherches montrent que la musique douce (classique, low tempo…) fait baisser le taux de cortisol (hormone du stress) dans le corps des gens qui y sont exposés (Stéphane Khalfa).
Le bébé dans le ventre de sa maman entend le rythme cardiaque (environ 70 bpm). Si ce rythme s’élève chez la maman alors le bébé est « destabilisé » et il se met à bouger. Lorsque les pulsations redeviennent normales le bébé se calme. Le rythme cardiaque du bébé est lui beaucoup plus élevé dans cette phase de croissance. Un bébé (si il n’a pas été sollicité par l’haptnomie) naît les yeux fermés. Les deux sens dominants sont l’ouïe et l’odorat. Ils deviennent culturellement récessifs pour donner naissance à un sens culturellement dominant, la vue. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le tempo de 70bpm est celui préféré (en dominante de l’être humain) car il suit le rythme cardiaque et procure un sentiment de détente (Adrian North).
@ Olivier (Pratique du divin)
Effectivement, je suis aussi musicien et je pense que la musique nous transforme et nous procure une forme d’élévation et de jouissance. Par ailleurs, il est intéressant de noter que la pratique modifie aussi notre cerveau. Le fameux signe oméga. Elle développe le corps calleux (entre hémisphère droit et hémisphère gauche) et créée des connexions (synapses) entre les cellules nerveuses. Les études montrent qu’elle favorise l’apprentissage du langage, la concentration mais aussi le lien social pour ceux qui pratiquent en groupe. L’éducation nationale devrait lire les dernières études de Emmanuel Bigand sur les aspects de la cognition (Intelligence et plasticité cérébrale).
@Melissa (Silence)
Le silence est indispensable à la musique comme la respiration est indispensable à la vie. Il permet de cristalliser l’attention. Le silence absolu n’existe malheureusement pas. Il y a d’ailleurs une œuvre de John Cage 4’’33 qui est tout à fait remarquable sur le sujet.
@ Hervé (Paysages sonores)
Je conseille l’excellent livre de R.Murray Schafer « Paysage sonore » qui vient d’être réédité et qui parle de Pollution et d’écologie sonore. Je me souviens - revenant de 5 années en Afrique – de cette acuité (perdue depuis) devant les sons de la nature. La pollution sonore, ce sont les bruits que nous intégrons dans notre quotidien pour ne plus les entendre. Un petit tour dans le Bocage Normand nous le fait ressentir.
@ Jacques (émotions)
Je nommerais mes commentaires à vos intéressantes réponses, la madeleine et la ritournelle.
Il y a dés la toute petite enfance une importance du « parler bébé ». La mélodie du langage reste essentielle à la communication entre la mère et l’enfant après la naissance. Ce « parler » est caractérisé par des tonalités hautes, une large gamme de tonalités, des débits ralentis et des phrases courtes. Ces exagérations mélodiques permettent au bébé (Qui ne peut saisir la signification des mots) de comprendre les intentions de sa maman. Par exemple un contour tonal montant va amener à une forme d’enthousiasme, descendant pour consoler…Le langage de la musique est universel et on l’acquiert de façon tout aussi spontanée que l’on apprend à parler (Barbara Tillman). Il suffit d’écouter de la musique pour apprendre et non de pratiquer. Par ailleurs, Emmanuel Bigand a fait un certain nombre de recherches sur la perception musicale (J’ai des bémols sur ce sujet) mais il a démontré (au plan cognitif) que les auditeurs d’une musique savent reconnaître une musique triste, gaie ou inquiétante de la même façon qu’ils reconnaissent un danger. Alors évidemment, en fonction d’une culture donnée et d’une expérience vécue, les perceptions peuvent être très différentes. Pour préciser, je traduis par émotions musicales, des émotions constituées à des degrés divers de la colère, la peur, le désespoir, la sérénité et la gaieté (Pour mettre des mots dessus). Car le terme d’émotion peut être un peu flou. En ce qui concerne la ritournelle qui est un marqueur - qui est à mon sens culturel – entre la maman et son bébé, il faut savoir tout de même que les formes et les structures musicales sont communes à l’être humain . Ces invariants musicaux sont les notes organisées en gamme, un nombre réduit de notes, une répétition à travers les octaves…Correspondant à des invariants cognitifs (Mémoire immédiate pour le nombre réduit de notes par exemple). Elles sont communes à l’être humain car on peut imaginer qu’elles sont liées à nos « capacités » à l’instant T de notre évolution.
@ Fayza (Amorçage cognitif et influence sur la perception)
Effectivement la musique influe sur notre mental. C’est le côté « Big Brother is listening… »Il y a d’ailleurs des gens qui utilisent cette technique dite de « l’amorçage cognitif ». Par exemple, vous rentrez dans une cave pour acheter un bon vin de pays pour une soirée entre amis et vous ressortez avec un Château Laffitte. Nicolas Guéguen en parle très bien. Par exemple, le concerto pour piano en ut mineur de Mozart diffusé, envahit doucement vos oreilles et par association (Qualité, raffinement, culture…), vous allez vous diriger vers les grands vins. On appelle cela l’effet Château Lafitte. Même chose sur le tempo, par exemple. Vous êtes au bar et on veut vous faire boire votre verre plus vite. Il suffit d’augmenter le tempo. Cependant un autre aspect est que votre expérience vécue va influer sur votre perception d’une musique mais cela fait partie de votre intimité (- :
En tous cas pour moi :
A 8 ans, la première fois que j’ai été à l’Opéra Garnier : Le Lac des Cygnes
Entre 8 et 13 : Mozart, Beethoven, Chopin…Car ma grand mère était concertiste et jouait beaucoup à la maison
A 13 ans Bill Halley – Rock around the Clock
Murray head pour les slow et Hôtel California
Puis Genesis, / The Lamb Lies Down puis Clash, London Calling
Et j’arrête là ce serait trop long (- :
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Droit d'inventer !
mardi 10 mai 2011
Aujourd’hui, il y a comme un anniversaire dans l’air. Les socialistes – nostalgie, nostalgie - ont mis leur rose en bandoulière. Ils parlent du droit d’inventaire. Il y aurait beaucoup à dire sur la période MITERRAND mais comme le disait justement Nova ce matin dans le poste radio on a tous le droit d’inventer. Jean-Mi mon associé arrive et me montre la une de Libération qui s’y colle aussi. Décidément…
Alors côté musique heureusement qu’il y a encore quelques bastions qui s’opposent à la normalisation grandissante de la pensée musicale pour continuer à gratter nos oreilles pour notre plus grand plaisir. Merci à Radio Nova mais aussi à tous les Artistes qui ont envie de vivre et de crier au rythme des tambours de l’indignation…Comme dirait l’autre, gardons notre capacité d’indignation et l’esprit affuté.
La normalisation touche toutes les strates de la société après la politique et les médias - l’Art qui est le reflet inventif de notre société, le chant ou le miroir des âmes - est en train de gagner la petite musique déshumanisée. Heureusement, il y a encore des combattants, des anticonformistes. Mais 80 % de la société est tournée vers le mainstream et la malbouffe de tout. C’est un cri du cœur qui vient de mon intérieur.
Où sont passées ces périodes de contestations, où la musique était justement un instrument de la contestation, du débat comme le Jazz était la musique du combat des Africains devant la Ségrégation raciale ou les musiques du back beat avec l’esprit du Rock’n Roll et pas seulement l’attitude.
Évidemment heureusement, il y a encore des belles surprises mais pas assez. L’esprit de l’Underground, devrait transpercer les convictions arrêtées et les idées reçues de notre société de consommation.
À vos instruments ! Artistes de tous bords.
Et puisque c’est le jour de la rose "fanée", je vous laisse découvrir ce petit medley que je vous ai concocté de quelques reprises de la Vie en Rose revus par quelques grands Artistes…C’est le quizz du jour. Mais qui sont ces interprètes ? Je vous laisse deviner… Lire la suite...
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lobe jet
Les mélomanes du Pays d'Auge
Voici une région que j’aime parce qu’elle me ramène à mon enfance. Samedi soir, j’intervenais au sein de l’association des mélomanes du pays d’Auge dans la belle salle de musique du Château de Cresseveuille. Cette association existe depuis 12 ans et son géniteur est d’une personnalité ouverte et joyeuse. Curieux des belles choses est un passionné de HiFi et de musique. Chaque mois les 75 personnes adhérentes de cette association se retrouvent et l’un d’entre eux ou une personne extérieure vient faire partager une œuvre qui lui tient à cœur ou sa passion toujours autour de la musique.. Débattre, faire découvrir, s’enrichir. Passer un bon moment convivial. C’est une association de gens curieux et ouverts d’esprits et qui ont envie de partager leur passion pour la musique.
C’était vendredi 6 mai au soir, je venais leur faire découvrir mon métier à la demande de Philippe de Longcamp qui en est l’une des âmes vivantes. J’avoue que j’étais un peu anxieux car c’est la première fois que je faisais cet exercice pour des gens qui n’avaient pas un intérêt direct avec le sujet ou qui n’étaient pas du métier, comme on dit.
C’était vendredi 6 mai au soir, je venais leur faire découvrir mon métier à la demande de Philippe de Longcamp qui en est l’une des âmes vivantes. J’avoue que j’étais un peu anxieux car c’est la première fois que je faisais cet exercice pour des gens qui n’avaient pas un intérêt direct avec le sujet ou qui n’étaient pas du métier, comme on dit.
Me voila lancé dans cette présentation, que je voulais ludique et accessible exposant ce beau et nouveau métier de designer de sons. Je commence en faisant écouter la première chronique de « Design-moi un son » que j’avais fais sur la petite sirène. Je me rends compte qu’aux bruits des sirènes, tombe des bombes. On est en Normandie !! Et il y a certainement dans la salle des gens qui ont vécu cette guerre. Je vois quelques rictus puis quelques grimaces mais le son change de sens et certains visages se détendent. Les Pompiers, le 1er mercredi du mois… Voici mon métier. Donner du sens au son, aux marques et à tous les acteurs qui ont besoin du son et de la musique pour communiquer.
Après quelques échanges cocasses sur le pouvoir de la musique et du son. Nous avons un échange sur le thème de « La musique rend-elle intelligent ? ». Nous avons tous convenus que - devant les résultats de plusieurs études, traitant de la plasticité cérébrale ou de l’incroyable développement de connexions synaptiques liées à la pratique,… - Les enfants pratiquant la musique développent leurs capacités à se concentrer, à raisonner, le traitement du langage plus développé,… -
l’Éducation Nationale devrait se rapprocher de ces chercheurs de très haut niveau – notamment Emmanuel Bigand » - pour revoir leur copie. La France est très en retard sur ce sujet.
Nous parlons d’amorçage cognitif : Big Brother is listening to you…Cela les fait rigoler mais ils prennent conscience de la nature de certains aspects de ce métier qui ont pour objectif d’amener les gens à consommer plus.
On finit la première partie par le son Harley Davidson…Potato potato potato
S’en suit un cocktail dînatoire. Discussions croisées. Beaucoup de monde. L’un des spectateurs/auditeurs fan de Pierre Dac me parle de son beau Labrador et me demande si il y a eu des études qui ont été menées sur la musique et les animaux. Je lui parle des vaches qui écoutent de la musique classique (- : Mais je suis interpelé. Pense aux paysages sonores de Murray. Mais aussi au chant des grillons lorsque je vivais en Afrique. Les chants incessants des oiseaux du bocage. Je vais creuser le sujet…
Nous discutons avec un peintre de la relation (au niveau de la création et des émotions) entre peinture et musique. Un autre sujet…Un antiquaire est tout de même très intéressé par la notion d’amorçage cognitif. Je le comprends (- :
La deuxième partie commence par les bruits du quotidien qui ont été mis en scène avec Macif Prévention pour créer et sensibiliser les touts petits et leurs parents aux risques domestiques les plus graves. Je me dis, à ce sujet, que je n’avais jusque là jamais parlé des projets que nous développions depuis ma société Brandy Sound. Certainement par Éthique ou par pudeur. J’ai donc décidé de vous faire partager dans un avenir proche certains de ces projets. Nous reviendrons plus tard en détail sur ce cas qui a été fait pour Macif Prévention ainsi que l’Observatoire de la Prévention.
Après un petit tour dans l’univers sonore au sein du secteur automobile, j’ai pendant 4 heures pris un plaisir qui m’a semble partagé à partager (justement) ma vision de ce métier. J’avais en face de moi des gens qui me regardait avec leurs oreilles et leurs cœurs grands ouverts et le regard encore pétillant des enfants quand ils découvrent pour la première fois.
Je remercie l’association des mélomanes du Pays d’Auge de m’avoir fait partagé ce Joli moment.
Cela m’a aussi permis de faire un document pédagogique très précis pour partager toutes les dimensions de ce métier.
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lobe jet
Influence de la musique sur notre perception
mardi 29 mars 2011
Au rayon études musicales on a pas mal de choses qui peuvent nous éclairer sur la facon dont la musique peut nous influencer au plan de nos comportements de consommation. Certains résultats demandent a être contextualisés car certain peuvent sembler contradictoires.
Par exemple, une musique connue peut-elle jouer sur notre perception du temps. En effet, je me promène dans le linéaire d'une grande surface et j'entends une musique connue. Je me sens alors en territoire connu ? Ou parce que je connais cette musique, j'ai l'impression d'être là depuis plus longtemps que je ne le suis vraiment et par conséquent je pourrais m'en aller plus vite.
Je schématise mais la question est intéressante car ce qui peut être vrai pour une grande surface où l'achat serait pour moi une corvée, ne le serait pas dans un point de vente spécialisé. Je suis chez un marchand de sport et j'entends une musique qui, associée a un produit, lui donne une caution/dimension toute nouvelle. Vrai dans un cas, faux dans l'autre. Et des exemples comme ceux-ci, j'en ai beaucoup.
Le point intéressant est ce qu'appellent les experts, l'amorçage cognitif. Nicolas Guéguen de l'Université de Bretagne sud en parle très bien dans ce qu'il appelle "l'effet château Lafitte". Vous rentrez chez votre caviste pour acheter un bon vin de terroir et vous en ressortez en ayant acheté un grand cru. Une musique de Mozart en toile de fond a, par association, crée cet amorçage : Culture, raffinement, prestige...vous emmène mine de rien vers des vins dont les attributs sont convergents. La musique classique en général utilise cette technique de l'amorçage cognitif car effectivement on peut associer par congruence ces attributs au Luxe, par exemple. Mais aussi pour influer sur la perception d'une offre ou d'un service dans la volonté de faire monter en gamme.
Je vous laisse imaginer le champs que cette théorie permet d'explorer pour associer musiques et marques.
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Par exemple, une musique connue peut-elle jouer sur notre perception du temps. En effet, je me promène dans le linéaire d'une grande surface et j'entends une musique connue. Je me sens alors en territoire connu ? Ou parce que je connais cette musique, j'ai l'impression d'être là depuis plus longtemps que je ne le suis vraiment et par conséquent je pourrais m'en aller plus vite.
Je schématise mais la question est intéressante car ce qui peut être vrai pour une grande surface où l'achat serait pour moi une corvée, ne le serait pas dans un point de vente spécialisé. Je suis chez un marchand de sport et j'entends une musique qui, associée a un produit, lui donne une caution/dimension toute nouvelle. Vrai dans un cas, faux dans l'autre. Et des exemples comme ceux-ci, j'en ai beaucoup.
Le point intéressant est ce qu'appellent les experts, l'amorçage cognitif. Nicolas Guéguen de l'Université de Bretagne sud en parle très bien dans ce qu'il appelle "l'effet château Lafitte". Vous rentrez chez votre caviste pour acheter un bon vin de terroir et vous en ressortez en ayant acheté un grand cru. Une musique de Mozart en toile de fond a, par association, crée cet amorçage : Culture, raffinement, prestige...vous emmène mine de rien vers des vins dont les attributs sont convergents. La musique classique en général utilise cette technique de l'amorçage cognitif car effectivement on peut associer par congruence ces attributs au Luxe, par exemple. Mais aussi pour influer sur la perception d'une offre ou d'un service dans la volonté de faire monter en gamme.
Je vous laisse imaginer le champs que cette théorie permet d'explorer pour associer musiques et marques.
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