le chant du signe
mardi 22 novembre 2011
On a tous des idées toutes faites dans la tête. La question que je pose aujourd'hui est est-ce que le beau peut tuer le sens. La beauté est éphémère. Que ce soit dans son état ou dans ses représentations. Tout d'abord parce que toutes choses vieillissent. Mais aussi parce que nous nous lassons tous. L'ennui est un élément propre à la durée comme la saturation l'est certainement à la répétition. C'est sous cet angle que j'aimerais aborder la dimension de sens du langage qu'il soit verbal, visuel et plus particulièrement sonore. Quoi de plus ennuyeux que quelqu'un qui radote ou répète toujours la même chose. Je pense que le phénomène de la répétition à toujours été lié à l'apprentissage. C'est la pédagogie dominante pour enseigner à un enfant. La répétition pour que cela rentre dans la tête. Dans la mémoire. Lorsque l'on vieillit, on se répète des choses que l'on utilise pour se souvenir de ce que l'on à vécu au présent comme au passé. Pour continuer à donner du sens à sa vie.
On utilise d'ailleurs ce système dans la communication en le nommant répétition média. Et avec la multiplication des points de contacts, on s'est mis à beaucoup répéter. D'où l'effet de saturation. Alors comment répéter utile ? Il y a des techniques de communication comme l'IMC (Integrated Marketing Communication) où l'on va analyser tous les points de contacts consommateurs et proposer d'assurer l'intégrité du positionnement, du message, de l'idée dans un principe de continuum et de cohérence. Cependant le média à un sens “direction” mais il est aussi signifiant. Il peut même être dominant ou récessif suivant l'émetteur et le secteur d'activité. Par exemple dans le secteur assurance, c’est le téléphone qui est dominant au plan audio. C'est une première piste mais il y en a d'autres.
Ensuite, on peut dire la même chose mais pas de la même manière. Piste intéressante mais qui n'assure pas toujours la cohérence car la place donnée à l'exécution peut prendre le dessus sur la nature et le fond du message.
C'est là que le travail du design devient fondamental. C'est le moyen unique pour une marque d'être un vecteur de signe et de sens. Si ce n'est pas le cas alors la forme peut l'emporter sur le fond. Et la forme, ce n'est pas toujours le fond qui remonte à la surface...
Une belle exécution peut, au fil du temps, être déchargée de tout son sens sans que qui que ce soit ne s'en rende compte ou ne désire s'en rendre compte. Et là on aura des conséquences néfastes en terme de préférence de marque. Je vous laisse chercher. Regardez, écoutez. Il en existe plein d'exemple actuellement sur le marché...
Mettre le design au centre permet de remettre le sens au centre.
Qu'en pensez-vous ?
Publié par
Olivier Covo
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1 commentaires:
Bonjour Olivier. Je prends comme un hommage à mon blog le titre de ce billet :-)
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